LA PORCELAINE.

Publié le par Didier Biache

 
L’instant d’une exposition : l’art de la table, nous avons pu vous faire partager l’ambiance d’un souper aux chandelles donné en cette première moitié du 19 eme siècle.
Grâce à l’aimable complicité des propriétaires du château de Villemonteix, deux services de table en porcelaine, de leur collection, vous ont été présentés :
 Le premier composé de pièces de forme réalisé par la manufacture de Sèvres en 1845 pour le château des Tuileries.
le deuxième réalisé par la manufacture Bernardaud à Limoges en 1957 pour le palais de l’Élysée.
En effet si la faïence (terre d’argile, rouge ou blanche) fut massivement utilisée depuis les fontes d’orfèvrerie ordonnées par Louis XIV.
La porcelaine, déjà connue au XVII ème, par la Compagnie des Indes, qui en rapportait des cargaisons entières de Chine et du Japon, alimentant ainsi toutes les cours européennes finira, par livrer ses secrets de fabrication au siècle des lumières.
Sous l’impulsion de Louis XV et de sa maîtresse la marquise de Pompadour, les faïenciers, rassemblés à Vincennes, travailleront sans relâche, à percer les secrets de cette matière venue de ce pays tout aussi mystérieux. Ils parviendront cependant a tutoyer cette matière dont la blancheur, la transparence et la dureté reste inégalée. Elle sera dénommée « Pâte tendre » . Mais ils leur manquent toujours ce composant, pour égaler l’extrême orient : le Kaolin.
Ce sera chose faite en 1767 dans les environs de Limoges.
On prétend qu’une lavandière s’en servait pour blanchir son linge, et en Saxe (Allemagne) un perruquier avait été conquis par sa texture très fine et sa blancheur immaculée. Avec la découverte du Kaolin la pâte dure était née.
Aujourd’hui, c’est toujours sous cette dernière composition, que vous utilisez cette matière dont vous appréciez les qualités. Les artistes s’en empareront, au gré du temps et des modes, et ne cesseront de lui appliquer leurs talents pour notre plus grand plaisir.
Je vous invite à emprunter la Route Historique Haute Marche Basse Lisse, vous pourrez ainsi faire la découverte d’exemples oubliés :  la  pâte tendre porcelaine de Vincennes, de Sceaux et Sèvres. Voir de vous égarer dans les méandres du musée  Adrien Dubouche à Limoges :
Et de l’incontournable manufacture de Sèvres aux portes de Paris.
www.manufacturedesevres.fr















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